• En 90/91, l'OM continue sur sa lancée et remporte une nouvelle fois le titre de champion de France. Les coupes (France et Europe) furent toutes les deux perdues à quelques jours d'intervalles (Défaite 1-0 face à Monaco, et aux tirs aux buts face à l'Etoile Rouge de Belgrade à Bari après le fabuleux match face au grand Milan AC de Van-Basten et Berlusconi et ce but inoubliable de Waddle). Bernard Tapie venait alors de comprendre comment gagner une coupe d'Europe....

    Mais cette époque est véritablement celle de l'OM. En 91/92, le championnat ne leur échappera pas (cette fois devant l'AS Monaco) et la coupe de France sera tristement marquée par l'épisode dramatique de Furiani (effondrement de la tribune avant le match de demi-finale Bastia – OM). Le titre ne sera donc pas attribué.

    La saison qui suivra (92/93), sera l'apogée de l'OM version Tapie. Victoire en championnat pour la 5ème fois consécutive, mais cette équipe marquera l'histoire du football français grâce a sa performance au niveau européen : le trophée qu'aucune équipe française n'as réussi a gagner Marseille là rapporté dans ses murs après la fameuse finale du 26 Mai 1993 : l'Olympique de Marseille remporte la Coupe Des Clubs Champions contre le Grand Milan-AC, grâce à un but de la tête de Basile Boli. Marseille est assurément la plus grande équipe française, et fait partie du gotha des grands clubs européens, mêmes mondiaux.

    Tapie l'avait promis, Tapie l'a fait... mais à quel prix...

    VA OM... Sombre histoire de corruption autour d'un match qui assurait un titre à l'OM. Le tout saupoudré par un acharnement médiatique marquera la fin de l'époque faste Tapie ... Celui-ci agassait désormais de plus en plus et se découvrait nombre d'ennemis chaque jour. Il paya alors certainement pas pour rien, mais aussi pour beaucoup d'autres. Il gênait également sur le terrain politique et son « élimination » n'allait pas tarder. Comment couper les ailes de cet homme qui voyait tout en grand ? En partie en cassant son jouet, qui lui permit d'acquérir une grande popularité auprès des français : l'OM.

    « L'affaire VA-OM » en première page de tous les journaux, la justice qui enquête pour la 1ère fois sur un match de football, le conseil fédéral qui retire le titre de champion de France 1993 a l'OM et rétrogradera un peu plus tard le club en seconde division, et bouquet final, l'UEFA enlève à Marseille de la compétition européenne et la FIFA qui elle aussi retire le droit de jouer la coupe Intercontinentale. Tout ça pour deux défenseurs achetés pour ne pas tacler les attaquants olympiens, mais quel gâchis.

    Malgré ça Marseille finit 2ème du championnat avec l'émergence d'un nouveau futur grand joueur qui marquera le championnat de France, Sonny Anderson. Vient l'heure des séparations avec la grande majorité de ses vedettes. Mais la décision du conseil fédéral rétrograde malgré ses efforts consentis, l'OM en D2.

    L'heure était venue de payer la note.

    L'ère Tapie finit ainsi tristement un 11 décembre 1994, laissant l'OM dans des problèmes financiers monstrueux qui conduisirent une année plus tard, alors que le club avait gagné le droit de revenir parmi l'élite, au dépôt de bilan ...

    Après une brillante première année en D2 où l'OM termina à la première place du classement (grâce a de vieux briscards comme DeWolf, Cascarino ou Ferreri), le club déposa le bilan, faute à des années précédents catastrophiques au niveau économique et à de gros errements financiers du clan Tapie. Un dépôt de bilan s'assorti généralement de la rétrogradation d'une division. Ainsi, ils restèrent une année de plus en D2.

    Celle-ci fut plus laborieuse avec un départ difficile, mais la seconde place acquise sur la fin et une victoire 4-1 face à Sochaux au Vélodrome, l'OM allait à nouveau goûter à la D1 en 96/97.

    L'OM entraîné alors par Gérard Gili, finit à une peu glorieuse 11ème place avec pourtant un recrutement prometteur (Gravelaine, Letchkov, Kopke, Pedros, Roy). Cette année fut marquée surtout parle dernier match étrange ou l'OM s'inclina par 8-0 au stade Gerland face à des lyonnais survoltés par une qualification européenne alors possible s'ils gagnaient par...7 buts d'écart...

    Roland Courbis mène l'équipe au rang de 4ème du championnat en 1997-1998, et donc une qualification pour la coupe de l'UEFA. De beaux joueurs signèrent à l'OM cette année, comme Pires, Makélélé, Ravanelli, Dugarry et surtout le président, Laurent Blanc, qui malgré son poste de libéro, terminera meilleur buteur du club.

    1998 était bien entendu l'année de coupe du monde en France, et donc rénovation du Stade Vélodrome qui comptera 60000 places désormais.


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  • Pour la saison 98-99, l'OM visait alors clairement le titre, avec un nouveau recrutement de premier plan (Maurice, Blondeau, Luccin, Gourvennec, ...). Cette année sera marquée par le duel à distance entre l'OM et les Girondins de Bordeaux et leur nouvel entraîneur, Elie Baup. Mais Marseille ne su tirer profit des rencontres face à son rival (défaite à Bordeaux 4-1 et 2-2 au Vélodrome), et ce dernier, surtout grâce à son quatuor Micoud – Benarbia – Wiltord – Laslandes remporta le titre à la dernière journée que beaucoup de supporters de l'OM auront du mal à oublier. Marseille se déplaçait à Nantes alors que Bordeaux jouait au PSG. Il suffisait à l'OM de l'emporter à condition que les girondins ne fassent de même pour gagner ce titre tant espéré. Mais Feindouno inscrivit le but le plus important de sa carrière face à un Bernard Lama médusé, le tout à la dernière minute des arrêts de jeu alors que de son coté l'OM menait tranquillement 1-0 grâce à Pires. Certain y verront un complot, d'autres une incompétence du PSG à battre un adversaire alors bien plus fort.

    Pour l'année du centenaire, on rêvait d'un titre. Si au niveau national on fut d'un cheveu de le remporter, au niveau européen, ce fut également très près du but. Après une campagne UEFA rondement menée (Olomouc, Werder de Breme, Celta Vigo, Bologne), l'équipe de Parme menée par un fameux duo argentin, Veron – Crespo, annihila les espoirs marseillais, avec un score net et sans appel, 3-0.

    Après la saison 98/99, on s'attendait à revoir Marseille de nouveaux jouer les premiers rôles en championnat. Mais ce fut loin d'être le cas. Notamment à cause d'une campagne de recrutement qui avait pour but de rajeunir un effectif marseillais très expérimenté. Ainsi, le pouvoir fut donné aux jeunes Dalmat, Luccin ou encore Gallas, mais la pierre angulaire de l'équipe, Laurent Blanc quitta l'OM pour l'Inter de Milan suite à une brouille avec Courbis. L'effectif alors très friable mentalement, n'avait aucune ressource morale pour résister à la pression. Le championnat fut chaotique. Courbis n'y résistera pas et cédera sa place à la mi-championnat. Le mercato fut calamiteux (départ de Dugarry, Dalmat, Ravanelli, arrivée de Pouget, Leroy, Cyprien et Dumas). La seconde partie du championnat ne fut guerre mieux, et finalement, grâce à son Ivoirien tant décrié Bakayoko, l'OM se sauva lors de l'ultime journée en arrachant le nul à Sedan, 2-2.

    La campagne en ligue des champions fut également très moyenne avec malgré tout, quelques coups d'éclats face à Manchester United ou Chelsea.

    Les conséquences de cette terrible saison ne se firent pas attendre avec la fuite des meilleurs joueurs.

    Vint alors une nouvelle équipe dirigeante (toujours choisie par l'argentier du club, Robert Louis Dreyfus) qui mit en place un nouvel entraîneur, Abel Braga. Celui-ci installa un OM poussif, et peu efficace, surtout peu aidé par ses deux recrues brésiliennes, Adriano et Marcelinho.

    Braga ne tenu pas longtemps et fut remplacé très vite par le souriant Clemente qui ne fit pas mieux à son tour, l'OM ne se sauvant une nouvelle fois que sur la fin.

    Un mieux fût ressentit lors de lasaison 2001/2002, avec la nouvelle ère Tapie alors rappelé par Robert Louis Dreyfus pour remettre à flot un navire qu'il connu si bien autrefois. Une 9ème place fut décrochée; mieux que les deux années précédentes certes, mais l'ère Tapie fut rompue, car une nouvelle fois, sa gestion du club s'avéra catastrophique. Chamboulement d'effectif, recrutement plus que moyen (Tuzzio, Delfim, Jurietti, Fernandes, Dill), création du risible Loft des joueurs indésirables, valse d'entraîneurs (Ivic, Anigo, Skoblar, Galtier – Ivic), bagarres internes (Dubiton, Anigo), bagarres externes (Praud), des joueurs qui arrivent un jour et qui repartent 3 jours plus tard dans un autre club (Dill), un nouveau chamboulement d'effectif au mercato (Chapuis, Sakho, Olembe, Torrisi, Dimas, Alfonso, Rivera, W.Dalmat). J'en passe des vertes et des pas mûres.

    La saison 2002/2003 sera celle du renouveau, avec une nouvelle équipe dirigeante, bien choisie, en la personne d'Alain Perrin, ancien entraîneur de Troyes et Christophe Bouchet nouveau président... En effet, Marseille trouva cette année une sérénité et une solidité sans failles, à défaut d'un beau jeu; grâce à des joueurs clés comme Leboeuf, Van Buyten ou Dos Santos mais également à l'abnégation de garçons généreux comme Chapuis, Sakho, Celestini ou Johansen.

    Marseille sera champion d'automne cette année et finira 3eme derrière Lyon et Monaco et se qualifiera pour la Ligue des Champions. Un grand coup de chapeau à tout le monde, tant il fut difficile de passer après la tornade Tapie et ses conséquences (effectif trop important, gros contrats)


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  • Pour la saison 03-04, tout le monde attendait l'OM au tournant. Plus question de se cacher et de créer la surprise comme l'an passé : l'OM est de nouveau craint. Son pouvoir d'attraction toujours intact attira dans les mailles du filet phocéen de beaux poissons comme Marlet, Mido ou Drogba, mais également quelques joueurs prometteurs aux dires du coach, Vachousek, Skacel, ou encore Meriem. Après un début en fanfare, la ligue des champions, conjugués par un nombre important de blessés, à une réussite en fuite et à une trop longue intégration de certains éléments, l'OM marque le pas, et Perrin y perd sa place. Anigo le remplace et tente de rectifier au mercato les carences avérées de l'effectif marseillais avec l'arrivée de Sommeil, de Battles, de Ferreira ou de Koke.

    Marseille fut le meilleur recrutement de la Ligue 1 et se qualifia pour les stages de groupes en Ligue des Champions rejoignant Lyon et Monaco. Avec un bon début de saison l'OM était toujours dans la course, mais tombés dans avec le Real de Madrid dans les poules de la Ligue des Champions ne fut pas chose facile. En effet l'OM perdit par 2 fois ses rendez-vous et une cassure fut même ressentie entre les joueurs et l'entraîneur par une rigueur mal comprise par les joueurs. L'OM sombre maintenant, avec son gardien Runje écarter du groupe, à cause d'une mésentente avec Alain Perrin. Au mercato c'est la crise à l'OM, on ne compte plus trop sur le titre avec un Monaco tonitruant. A noter le retour de Barthez (en prêt) venu remplacer Runje toujours écart". 14 Janvier 2004, Alain Perrin est remplacé par José Anigo, qui avait déjà commandé l'équipe au tout début de la saison 2001/2002, par le président Christophe Bouchet, qui a vraiment attendu que la situation s'améliore, en vain.

    L'om se qualifia en finale de la Coupe de l'UEFA perdue 2 buts à 0 face à Valence. Le bilan est toutefois noir, cependant, une nouvelle légende est née, Didier DROGBA, considéré comme un Dieu au pays Marseillais, malheuresement vendu à la richissime équipe de Chelsea et son ambassadeur Russe, Abramovic, pour la maudique somme de 38M€. Un mythe laché, pour l'achat d'une équipe "compétitive", complètement désunie, terminant à la 5ème place du championnat et se qualifiant pour l'intertoto.


    Palmarès :

    - 10 Titres de Champion de France de Division 1 :
    1929, 1937, 1948, 1971, 1972, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993

    - 1 Titre de Champion de France de Division 2 :
    1995

    - 10 Trophées de Coupe de France :
    1924, 1926, 1927, 1935, 1938, 1943, 1969, 1972, 1976, 1979

    - Finaliste de la Coupe de l'UEFA :
    1999, 2005

    - 1/2 Finaliste de la Champions League :
    1990

    - Finaliste de la Champions League :
    1991

    - Vainqueur de la Champions League :
    Mercredi 26 Mai 1993

    - Champion des réserves professionnelles de CFA2 :
    2002


    - Ballon d'Or Européen : Jean-Pierre Papin (1991)
    - Ballon d'Or Africain : Abédi Pelé (1991, 1992, 1993)
    - Soulier d'Or Européen : Josip Skoblar (44 buts / 1970-71)


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